![]() |
CCMIProjet
canadien d'Observation et de |
Un réseau de douze stations d'enregistrement
d'étoiles filantes
(météores) a été construit
en 1969 à
travers les provinces des Prairies entre Alonsa (Manitoba) à
l'est
et Lousana (Alberta) à l'ouest (Projet canadien
d'Observation et
de Récupération de
Météorites - PORM). Elles
étaient placées suffisamment proches les unes des
autres
pour qu'un météore puisse être
enregistré à
aux moins deux sites. Ainsi, les traces enregistrées
devraient permettre
de calculer l'orbite de l'objet dans l'espace ainsi que son point de
chute
probable. Les grandes plaines agricoles du centre et du sud des
Prairies
ou l'agriculture domine maximisent les chances de
récupérer
des échantillons de météorites ayant
pu atteindre
le sol. Des stations semblables avaient été
établies
auparavant en Tchécoslovaquie et aux États-Unis.
(Ref. Halliday
et al., 1978, J.Roy. Astronom. Soc. Canada, v. 72 p. 15-39).
Ceci
est une des douze stations d'enregistrement identiques
installées
dans les Prairies. Cinq caméras sont montées dans
le toit
pour surveiller le ciel nocturne et enregistrer la trace des
météores
qui viendraient à passer dans le champ de vision des
caméras.
Chaque caméra est équipée d'un
obturateur sectoriel
tournant à une vitesse connue et précise afin de
mesurer
la durée de l'événement et de
permettre le calcul
de la vitesse du météore (voir image en bas). Le
réseau
PORM a cessé ses activités en 1985. Aujourd'hui
seul le réseau
Tchécoslovaquie demeure actif. (Photographie reproduite avec
la
permission du Conseil National de Recherche du Canada)
Une
rare photographie en plein jour d'une boule de feu. Ce qu'on
aperçoit
n'est pas le bolide lumineux lui-même, mais plutôt
de fins
débris d'ablation de l'explosion finale de l'objet. Ceci se
manifeste
par une trace de poussière plus ou moins
irrégulière
qui a déjà été
affectée par les vents
d'haute attitude. On peut apercevoir un fragment
dégagé par
l'explosion plonger vers le sol près du centre de la photo.
Cette photographie montre la trace d'un météore
telle qu'enregistrée
par une des stations PORM. Elle est segmentée parce que
l'obturateur
(secteur) rotatif placé devant la lentille de la
caméra produit
quatre interruptions par seconde. Alors la partie de la trajectoire
enregistrée
ici a duré 10 secondes. Le début de la
trajectoire, à
un angle d'élévation supérieur
à 55° est
masqué dans un angle mort de la station. (Photographie
reproduite
avec la permission du Conseil national de recherche du Canada.
Innisfree est l'une des trois météorites qui ont
été
retrouvées après que leur passage dans
l'atmosphère
ait été enregistré avec
précision par les caméras
de plus d'une station. Les deux autres sont Pribram en
Tchécoslovaquie
et Lost City aux États-Unis. Les données
enregistrées
sur les photographies à plus d'une station permettent de
calculer
l'orbite des objets et de prédire le point probable de leur
chute.
Remarquez que, dans ces trois cas, l'aphélion (le point le
plus
éloigné du soleil) des orbites se situe dans la
ceinture
d'astéroïdes entre Mars et Jupiter. Ce sont trois
chondrites
(météorites pierreuses de type LL pour Innisfree
et de type
H pour les deux autres). (Photographie reproduite avec la permission du
Conseil national de recherche du Canada.
Cette
photographie montre le premier fragment d'Innisfree tel qu'il fut
trouvé. C'était, en fait, le plus gros morceau
avec une masse
d'environ 2 kg. Remarquez comment il repose sur la neige presque sans
cratère
apparent. Cela s'explique comme suit: une
météorite qui tombe
pendant l'hiver peut pénétrer la couche de neige,
rebondir
sur la surface de sol gelé en dessous et retomber sur la
neige à
coté de son premier point de chute. Donc, les
possibilités
de retrouver une météorite sont souvent
à leur meilleur
lorsque la neige recouvre le sol . La mince couche noire de fusion qui
recouvre généralement les
météorites, si elle
n'est pas désintégrée par l'impact,
produit un fort
contraste avec la neige blanche. (Photographie reproduite avec la
permission
du Conseil national de recherche du Canada; Ref. Halliday et al.,
(1978),
J. Roy. Astronom. Soc. Canada, v. 72 p. 15-39).
La météorite
Innisfree (Alberta) tomba à 13 km au
nord de la ville du même nom à 7:17 PM le 5
février
1977. Une recherche immédiate en avion léger et
à
pied n'a pas eu de succès. Mais le point de chute le plus
probable
avait pu être calculé à partir des
photos provenant
de deux stations PORM. Alors, quelques onze jours plus tard, le Dr. Ian
Halliday de l'Institut Herzberg d'astrophysique conduisait une
équipe
de recherche subventionné par le CNRC. Après
seulement quelques
heures, la plus grosse pièce (2.07 kg) a
été trouvée
à quelques centaines de mètres du point
prédit par
l'ordinateur. Par la suite, cinq autres fragments ont
été
trouvés, portant la masse recueillie à un total
de 3.79 kg.
Cette météorite se révéla
appartenir à
une variété relativement rare de
météorites
pierreuses (LL5; à hyperstène et à
brèche de
chondrules d'olivine). C'est aussi une météorite
particulièrement
importante parce que son orbite dans l'espace a
été calculée
à partir des données photographiques.
(Réf.: Halliday
et al., 1978: J. Roy Astronom. Soc. Canada, v. 72, p. 15-39; D.G.W
Smith,
1980: Can. Min., v. p. 433-442).